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Rééducation & Prévention

Mal de dos : reprendre le sport avec la méthode McKenzie

Geoffrey Bailly
25 janvier 2026
9 min de lecture

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Pourquoi ça arrive ? Comprendre la mécanique lombaire

La colonne lombaire, composée de cinq vertèbres (L1 à L5) séparées par des disques intervertébraux, supporte l'essentiel des contraintes mécaniques du tronc. Chaque disque intervertébral se compose d'un noyau gélatineux central (nucleus pulposus) entouré d'un anneau fibreux concentrique (annulus fibrosus). Cette architecture permet à la fois la mobilité (flexion, extension, rotation) et l'absorption des chocs. Lors des activités sportives, particulièrement celles impliquant des flexions répétées (rameur, cyclisme), des extensions (natation, gymnastique), ou des rotations (golf, tennis), ces disques subissent des contraintes asymétriques pouvant altérer leur intégrité structurelle.

Le modèle biomécanique de McKenzie postule que les douleurs lombaires mécaniques résultent fréquemment d'un déplacement du nucleus pulposus à l'intérieur du disque, créant une déformation de l'annulus fibrosus et une stimulation des terminaisons nerveuses périphériques du disque. Ce déplacement n'est pas nécessairement une hernie discale franche (rupture de l'annulus avec extrusion du nucleus), mais plutôt une migration intra-discale favorisée par des postures ou mouvements répétés dans une direction. Par exemple, un cycliste maintenant une flexion lombaire prolongée pendant des heures favorise une migration postérieure du nucleus, pouvant générer une douleur lombaire basse avec éventuelle irradiation dans la fesse ou la jambe.

La notion de "préférence directionnelle" découle de cette compréhension mécanique. Si le nucleus a migré postérieurement (cas le plus fréquent), les mouvements d'extension répétés (cambrure lombaire) vont "repousser" le nucleus vers sa position centrale, réduisant la déformation de l'annulus et donc la douleur. Ce phénomène, appelé "centralisation", se manifeste par une migration de la douleur de la périphérie (jambe, fesse) vers le centre (bas du dos), signe pronostique favorable indiquant que le problème est réversible par des mouvements spécifiques. À l'inverse, si les mouvements d'extension aggravent ou périphérisent la douleur, cela suggère une préférence directionnelle différente (flexion ou latéral), ou une pathologie non-discale.

Au-delà du disque, d'autres structures lombaires peuvent générer de la douleur : articulations facettaires (arthrose, inflammation), ligaments (entorse), muscles (contracture, trigger points), ou racines nerveuses (compression, inflammation). La MDT ne se limite pas aux pathologies discales, mais offre un système de classification permettant d'identifier les patients répondant à une approche mécanique (syndrome de dérangement, syndrome de dysfonction, syndrome postural) versus ceux nécessitant une investigation complémentaire (syndrome "autre" ou "non-mécanique").


Ce que dit la science : les preuves récentes

Efficacité de la MDT pour la lombalgie chronique

Une méta-analyse de 2018 publiée dans le Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy par Lam et collaborateurs a examiné l'efficacité de la MDT pour la lombalgie aiguë et chronique. Pour la lombalgie chronique (durée >12 semaines), sept études ont révélé que la MDT produisait des réductions significativement supérieures de la douleur et de l'incapacité comparativement à d'autres interventions de physiothérapie (exercices généraux, thérapie manuelle, ultrasons). La différence moyenne standardisée pour la douleur était de -0,45 (IC 95% : -0,72 à -0,17), indiquant un effet modéré cliniquement significatif. Pour l'incapacité fonctionnelle, la différence était de -0,37 (IC 95% : -0,64 à -0,10), également significative.

Fait important, ces bénéfices étaient maintenus au suivi à moyen terme (3-6 mois), suggérant que les patients ayant appris leur préférence directionnelle continuaient d'appliquer leurs exercices de manière autonome, prévenant les récidives. La qualité méthodologique des études incluses était jugée modérée à élevée, renforçant la confiance dans ces résultats. Pour la lombalgie aiguë (<12 semaines), les résultats étaient moins concluants, probablement parce que la lombalgie aiguë a tendance à s'améliorer spontanément indépendamment du traitement.

Préférence directionnelle et centralisation : valeur pronostique

Une étude de 2011 publiée dans JOSPT a examiné l'association entre préférence directionnelle et centralisation chez 87 patients lombalgiques. Les résultats ont montré que 74% des patients présentant une préférence directionnelle démontraient également une centralisation, tandis que seulement 26% des patients sans préférence directionnelle centralisaient. La présence de centralisation était associée à un pronostic significativement meilleur : réduction de douleur de 3,2 points sur l'échelle numérique (0-10) versus 1,4 point pour les non-centralisateurs à 4 semaines.

Ces données confirment que l'identification de la préférence directionnelle et l'obtention de la centralisation constituent des objectifs thérapeutiques prioritaires. Lorsqu'un patient centralise dès la première séance, le praticien peut prédire avec confiance une évolution favorable rapide. À l'inverse, l'absence de centralisation après évaluation complète suggère soit une pathologie non-mécanique (infection, tumeur, fracture), soit un syndrome de dérangement irréductible nécessitant potentiellement une imagerie et une prise en charge plus invasive.

Comparaison MDT versus autres approches

Une étude randomisée contrôlée de 2013 publiée dans Physical Therapy par Garcia et collaborateurs a comparé la méthode McKenzie à la méthode "Back School" (école du dos) chez 148 patients souffrant de lombalgie chronique non-spécifique. Après 8 semaines de traitement, les deux groupes ont montré des améliorations significatives de la douleur et de l'incapacité, sans différence statistiquement significative entre les groupes. Cependant, au suivi de 6 mois, le groupe McKenzie maintenait mieux ses gains fonctionnels, suggérant un effet plus durable lié à l'autonomisation du patient.

Une revue systématique de 2006 dans Spine par Machado et collaborateurs, bien que plus ancienne, demeure une référence citée 404 fois. Les auteurs concluaient que la méthode McKenzie était plus efficace que les soins passifs (repos, médication) pour la lombalgie aiguë, et aussi efficace que d'autres formes d'exercices actifs pour la lombalgie chronique. L'avantage distinctif de la MDT résidait dans sa capacité à classifier les patients et à personnaliser le traitement selon la réponse symptomatique, plutôt que d'appliquer un protocole standardisé.

Application au retour au sport

Bien qu'aucune étude n'ait spécifiquement évalué la MDT pour le retour au sport après lombalgie, les principes de centralisation et de préférence directionnelle offrent un cadre rationnel pour guider la progression. Un athlète présentant une préférence directionnelle en extension devrait privilégier temporairement les sports et mouvements favorisant l'extension lombaire (natation dos crawlé, course à pied avec posture neutre) et éviter les flexions prolongées (cyclisme en position aérodynamique, rameur avec flexion excessive). À mesure que la centralisation se stabilise et que l'amplitude de mouvement se normalise, l'athlète peut progressivement réintroduire les mouvements initialement problématiques, en surveillant l'absence de périphérisation de la douleur.


Auto-traitement safe : ce que vous pouvez faire seul

Auto-évaluation de la préférence directionnelle : Avant de débuter les exercices, testez votre réponse aux mouvements répétés. Effectuez 10 répétitions d'extension lombaire (cambrure debout ou couché), puis 10 répétitions de flexion lombaire (enroulement debout ou assis), et enfin 10 répétitions de glissement latéral (shift latéral du bassin). Observez votre douleur après chaque série : s'améliore-t-elle, s'aggrave-t-elle, ou reste-t-elle inchangée ? Migre-t-elle vers le centre ou vers la périphérie ? La direction qui centralise ou réduit votre douleur est votre préférence directionnelle.

Exercices directionnels selon préférence :

Si préférence en EXTENSION (cas le plus fréquent - 70% des lombalgies mécaniques) :

  1. Extension lombaire couchée (Press-ups) : Allongé sur le ventre, mains sous les épaules, poussez sur les bras pour soulever le tronc en gardant le bassin au sol. Laissez le bas du dos se cambrer passivement. Maintenez 1-2 secondes en haut, redescendez. 10 répétitions, 6-8 fois par jour. Progression : augmentez l'amplitude jusqu'à extension complète des coudes.

  2. Extension lombaire debout : Debout, mains dans le bas du dos, penchez-vous en arrière en poussant le bassin vers l'avant. Maintenez 1-2 secondes, revenez. 10 répétitions toutes les 2 heures, particulièrement après position assise prolongée.

  3. Marche avec posture en extension : Marchez 20-30 minutes en maintenant une légère cambrure lombaire, poitrine ouverte, regard horizontal. Évitez la flexion lombaire.

Si préférence en FLEXION (moins fréquent - 20% des cas) :

  1. Flexion lombaire couchée : Allongé sur le dos, ramenez les genoux vers la poitrine en enroulant le bas du dos. Maintenez 5-10 secondes, relâchez. 10 répétitions, 4-6 fois par jour.

  2. Cat-Cow (phase flexion accentuée) : À quatre pattes, arrondissez le dos en rentrant le ventre et la tête. Maintenez 3 secondes, revenez en neutre. 10 répétitions, 3-4 fois par jour.

  3. Assis avec flexion lombaire : Assis sur une chaise, penchez-vous vers l'avant en laissant pendre les bras entre les jambes. Maintenez 30 secondes, répétez 5 fois, 3 fois par jour.

Règles d'application :

  • Effectuez les exercices FRÉQUEMMENT (toutes les 2-3 heures) plutôt qu'en une seule longue séance.
  • Recherchez la centralisation : si la douleur migre vers le centre ou diminue, continuez. Si elle périphérise ou augmente, ARRÊTEZ et consultez.
  • Progressez l'amplitude graduellement : commencez avec mouvements partiels, augmentez au fil des jours.
  • Maintenez les exercices plusieurs semaines après disparition de la douleur pour prévenir les récidives.

Modifications posturales :

  • Si préférence extension : utilisez un coussin lombaire en position assise, évitez de vous affaler dans le canapé, dormez sur le dos ou le côté avec coussin entre les genoux.
  • Si préférence flexion : asseyez-vous en enroulant légèrement le bas du dos, évitez l'hyperlordose, dormez en chien de fusil.

Au cabinet : notre approche chez Physiofit974

Lorsqu'un sportif consulte pour une lombalgie, notre prise en charge MDT suit un protocole rigoureux.

Évaluation MDT complète (45-60 minutes) : Nous débutons par un interrogatoire détaillé sur l'historique de votre douleur (début, évolution, facteurs aggravants/soulageants), vos activités sportives et professionnelles, et vos antécédents. L'examen mécanique comprend l'évaluation de votre posture statique, l'analyse de vos mouvements répétés dans toutes les directions (flexion, extension, latéraux), l'observation de la réponse symptomatique (centralisation, périphérisation, abolition, production de douleur), et des tests de mobilité segmentaire. Cette évaluation permet de classifier votre lombalgie selon le système MDT : syndrome de dérangement (réductible ou irréductible), syndrome de dysfonction (restriction adaptative), syndrome postural (douleur de charge prolongée), ou syndrome "autre" (nécessitant investigation complémentaire).

Programme d'exercices directionnels personnalisé : Selon votre classification, nous vous prescrivons des exercices spécifiques à votre préférence directionnelle. Pour un syndrome de dérangement en extension (le plus fréquent), vous recevrez un programme de press-ups progressifs, d'extensions debout, et de corrections posturales. Nous vous enseignons la technique précise, la fréquence optimale (généralement 10 répétitions toutes les 2-3 heures), et les signes de progression favorable (centralisation, augmentation d'amplitude). Vous repartez avec un livret illustré et des vidéos de démonstration.

Thérapie manuelle complémentaire : Si vous présentez une restriction de mobilité (syndrome de dysfonction) ou un dérangement irréductible par exercices seuls, nous appliquons des techniques manuelles spécifiques : mobilisations vertébrales en extension, glissements latéraux, ou tractions. Ces techniques visent à restaurer la mobilité segmentaire et à faciliter la réduction du dérangement. Elles sont toujours combinées aux exercices actifs, jamais utilisées isolément.

Progression vers le retour au sport : Une fois la centralisation obtenue et la douleur réduite à <2/10, nous intégrons progressivement des mouvements fonctionnels sport-spécifiques. Pour un coureur, nous analysons la foulée et corrigeons les compensations (flexion lombaire excessive, rotation asymétrique). Pour un crossfitter, nous réintroduisons les deadlifts avec technique parfaite (colonne neutre), puis les squats et mouvements overhead. Pour un cycliste, nous ajustons la position sur le vélo (hauteur de selle, recul, inclinaison du guidon) pour minimiser la flexion lombaire. La règle : aucune périphérisation de douleur pendant ou après l'activité. Timeline typique : 2-4 semaines pour centralisation complète, 4-8 semaines pour retour au sport complet.

Prévention des récidives : Nous vous enseignons les principes de "maintenance" : effectuer vos exercices directionnels préventivement (1-2 fois par jour même sans douleur), corriger les postures prolongées (pauses toutes les 30-45 minutes en position assise), et appliquer la "règle des 10 répétitions" lors de changement d'activité (10 extensions avant et après une séance de vélo, par exemple). Cette approche réduit drastiquement le risque de récidive.


Quand consulter ? Les signaux d'alerte

Certains signes nécessitent une consultation rapide, voire urgente :

Red Flags (drapeaux rouges) : Consultez IMMÉDIATEMENT si vous présentez : perte de contrôle sphinctérien (incontinence urinaire ou fécale), anesthésie en selle (perte de sensation périnéale), faiblesse motrice progressive des membres inférieurs (difficulté à marcher, pied tombant), douleur nocturne intense non-mécanique, fièvre associée, perte de poids inexpliquée, antécédent de cancer. Ces signes peuvent indiquer un syndrome de la queue de cheval (urgence chirurgicale), une infection (spondylodiscite), ou une tumeur.

Absence de centralisation : Si après 3-4 séances d'exercices directionnels bien exécutés, vous n'obtenez aucune centralisation ni réduction de douleur, consultez un praticien certifié McKenzie. Vous pourriez nécessiter une imagerie (IRM) ou une prise en charge différente.

Périphérisation persistante : Si tous les mouvements testés périphérisent votre douleur (migration vers la jambe), cela peut indiquer un dérangement irréductible ou une compression radiculaire nécessitant une évaluation médicale.

Douleur radiculaire sévère : Une douleur irradiant dans la jambe jusqu'au pied, accompagnée de paresthésies (fourmillements) ou de faiblesse, suggère une atteinte nerveuse (hernie discale compressive, sténose canalaire) nécessitant un diagnostic précis.

Impact fonctionnel majeur : Si votre lombalgie vous empêche de travailler, de dormir, ou d'effectuer vos activités quotidiennes malgré l'auto-traitement, une prise en charge professionnelle accélérera votre récupération.


FAQ : vos questions fréquentes

Q : La méthode McKenzie fonctionne-t-elle pour toutes les lombalgies ?
R : Non, la MDT est efficace pour les lombalgies "mécaniques" (70-80% des cas), c'est-à-dire celles dont les symptômes varient selon les mouvements et postures. Elle est particulièrement efficace pour les syndromes de dérangement discal (préférence directionnelle identifiable). En revanche, elle n'est pas adaptée aux lombalgies inflammatoires (spondylarthrite), infectieuses, tumorales, ou fracturaires. L'évaluation initiale permet de distinguer ces cas et d'orienter vers une prise en charge appropriée.

Q : Combien de temps faut-il pratiquer les exercices McKenzie ?
R : Pour un syndrome de dérangement aigu, la centralisation peut survenir dès la première séance, mais la stabilisation nécessite généralement 2-4 semaines d'exercices fréquents (6-8 fois par jour). Pour un syndrome chronique, comptez 6-12 semaines. Même après disparition de la douleur, continuez les exercices en maintenance (1-2 fois par jour) pendant 2-3 mois pour prévenir les récidives. Beaucoup de patients adoptent ces exercices à vie comme "hygiène vertébrale".

Q : Puis-je combiner McKenzie avec d'autres approches (yoga, Pilates, ostéopathie) ?
R : Oui, mais avec discernement. Si vous avez identifié une préférence directionnelle en extension, évitez temporairement les pratiques accentuant la flexion lombaire (certaines postures de yoga, Pilates avec flexion excessive). Une fois centralisé et asymptomatique, vous pouvez réintroduire progressivement toutes les amplitudes. L'ostéopathie ou la chiropractie peuvent compléter la MDT si elles respectent votre préférence directionnelle, mais les manipulations seules, sans exercices actifs, ont un effet limité à court terme.

Q : Dois-je éviter certains sports si j'ai une préférence directionnelle en extension ?
R : Non, à long terme, l'objectif est de restaurer une colonne capable de tolérer toutes les amplitudes. Temporairement (phase aiguë), modérez les activités en flexion prolongée (cyclisme, rameur, kayak) et privilégiez celles favorisant l'extension ou la neutralité (natation dos crawlé, course, marche). À mesure que vous progressez, réintroduisez graduellement tous les sports en appliquant vos exercices correctifs avant et après. Un cycliste peut continuer le vélo en ajustant sa position (guidon plus haut, selle plus basse) et en effectuant 10 extensions toutes les 30 minutes de sortie.

Q : La méthode McKenzie peut-elle prévenir les lombalgies futures ?
R : Absolument. L'un des atouts majeurs de la MDT est son caractère préventif. En identifiant votre préférence directionnelle et vos postures/mouvements à risque, vous pouvez appliquer des stratégies préventives : exercices directionnels réguliers, corrections posturales, pauses actives. Des études montrent que les patients formés à la MDT présentent des taux de récidive inférieurs à ceux recevant des traitements passifs. C'est une méthode d'autonomisation : vous devenez expert de votre propre dos.

Q : Que faire si ma préférence directionnelle change au fil du temps ?
R : C'est rare mais possible, particulièrement si votre lombalgie évolue d'un stade aigu (dérangement) à un stade chronique (dysfonction), ou si vous développez une nouvelle pathologie. Si vos exercices habituels cessent d'être efficaces ou deviennent douloureux, réévaluez votre réponse aux mouvements répétés dans toutes les directions. Si vous ne parvenez pas à identifier une nouvelle préférence, consultez un praticien certifié McKenzie pour une réévaluation complète. La flexibilité de la MDT permet d'ajuster le traitement selon l'évolution clinique.


Bibliographie

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  6. Long A, Donelson R, Fung T. Does it matter which exercise? A randomized control trial of exercise for low back pain. Spine. 2004;29(23):2593-2602. https://doi.org/10.1097/01.brs.0000146464.23007.2a

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À propos de l'auteur

Geoffrey Bailly est kinésithérapeute du sport diplômé, spécialisé en analyse de course et rééducation des pathologies du coureur. Traileur passionné, il accompagne les sportifs réunionnais dans leur préparation aux courses emblématiques de l'île (Grand Raid, Diagonale des Fous, Trail de Bourbon). Il exerce au cabinet Physiofit974 à Saint-Gilles-les-Bains.

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